La recherche à facettes : les OPAC nouvelle génération

92% des Français se connectent tous les jours à internet ; ils passent 2h17 chaque jour sur le web pour leurs loisirs. Dans ce contexte, une accès virtuel aux bibliothèques, rapide, efficace et agréable, s’avère stratégique.

Les outils de consultation en ligne du catalogue de la médiathèque demeurent en retard en regard de ce qui peut être proposé dans d’autres secteurs. Au-delà de l’accès aux catalogues, le portail numérique offre de présenter des réseaux de médiathèques, ses services et donner accès aux ressources numériques.

L’Opac nouvelle génération peut s’apparenter à un véritable moteur de recherche en interrogeant un ensemble d’informations disponibles sur le site web d’une bibliothèque, le portail d’un réseau.

Exemple de résultat de requête à partir du Portail des bibliothèques des villes-centre de Rhône Alpes
http://www.lectura.fr/

En spécialiste des Opac NG et de la navigation à facettes, Claire Dugast de l’Institut Pasteur à Paris dresse un état de la question dans la Revue électronique suisse de science de l’information (N°12 Décembre 2011, publication annuelle).

Le principe est le suivant : l’utilisateur pose sa requête dans l’interface de recherche ; les résultats proposés sont rassemblés sous forme de « facettes » dont le nombre des occurrences (les ressources) est chiffré. Les facettes sont en réalité les différents points d’accès d’une même ressource, issus des notices, de termes d’indexation ou de métadonnées. Tous ces « filtres » sélectionnés successivement peuvent parfois être combinés et assurent à l’utilisateur flexibilité et rapidité lors de ses recherches. Un fil d’Ariane trace ce cheminement.

L’objectif est d’accompagner la démarche de recherche. L’utilisateur précise et affine au fur et à mesure sa demande en fonction du fonds disponible qui apparaît via les facettes (visibilité maximale). Il gagne en autonomie et rebondit sur d’autres aspects de la question qu’il n’aurait pas d’emblée envisagés comme portes d’entrée -ou facettes pourrait-on dire!- de l’information, sur le principe qu’ « il est plus facile de reconnaître un document pertinent que de le deviner. Or les catalogues traditionnels nécessitent qu’un utilisateur qui ne connaitrait pas la collection soit en mesure d’en deviner le contenu ».

Fini le grand moment de solitude face à l’outil buté qui rétorque « votre requête ne donne aucun résultat ». Il n’était décidément plus acceptable dans le cadre des nouvelles pratiques informationnelles de voir afficher cette non réponse!

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